En 2009, PBD, expert-comptable, troquer sa calculette et ses rapports d’audit contre le chevalet, la toile, le pinceau et tous les possibles.
16 annes plus tard, ce sont près de 600 toiles écloses de la conjonction du geste et de l’imaginaire. Tout format : du petit 20x20 cm à l’imposant 160x200 cm. Des toiles qui divaguent entre abstrait et figuratif, entre paysages intérieurs et sensations sur le motif, où l’oeil se laisse guider par la constance horizontale.
Force et douceur des imprévus, superposition des amplitudes marines et de l’envergure des ciels, mystères des atmosphères qui laissent toujours transparaître un rai de lumière qu’il faut parfois prendre le temps d’apprivoiser… Susciter et ne pas tout dévoiler, laisser la libre interprétation, rien à comprendre, rien à expliquer, juste laisser le regard et ressentir… : « Quel est ce miroir dans lequel prend forme non « se regarder » mais se reconnaître ? » propose ainsi Anne de Staël (fille de !)
Les matières : pigments, acryl, laques, tempera, goudron, pastel gras. Rarement les couleurs sont issues directement du tube. Mélangées à l’instinct à la recherche de la lumière, malaxées et fusionnées par PBD jusqu’à ce que la teinte crée une vibration physique chez lui. Et c’est seulement à partir de ce moment-là que le travail sur le support commence.
Le geste suit la main, l’esprit suit le geste, comme une mémoire indicible… : ça n’est plus le peintre qui peint la toile, mais il est peint par elle… et le travail se suspend de lui-même lorsque « ni le peintre ni la toile ne sont plus utiles l’un à l’autre » (Ch. Bobin)